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31 octobre 2007

Au café

J'entends derrière moi deux femmes d'âge mûr discuter en sirotant leur espresso.

"Ben dis donc, t'es une gourmande toi !

- ...

- Tatatatata, voyons, remets ça... Ah mais non, coquine !

- ...

- Ouh la vilaine petite ! Bouh qu'elle est vilaine !"

Je finis par comprendre que ces remarques s'adressent à un yorkshire. 

30 octobre 2007

Les blogs

Avant d'aller me coucher, je fais un petit tour des blogs auxquels je suis abonnée. Une série de petits menus déroulants que je fais défiler. Tous ces mots me renseignent sur l'air du temps, les humeurs des uns et des autres, les petits plaisirs et grosses colères. Chez certains je vais immédiatement lire, chez d'autres je sais que ce sera plus long et je les garde pour plus tard, s'il est déjà très tard. A demain au bureau, peut-être.

29 octobre 2007

Les joies de la PQR

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Un petit clin d'oeil au passage à un blog que je lis et apprécie... (cliquez sur l'image) 

28 octobre 2007

Cher livre

Lille, devant la librairie "le Furet du nord", vendredi 27 octobre 2007, 00h15. Comme dans beaucoup de librairies au même moment, le dernier tome de Harry Potter est enfin mis en vente.

"- Ben dis donc, tu en prends 2, tu es accro !

- Un pour lire, un pour offrir.

- 53 euros ! Heureusement que je ne lis pas, moi "

27 octobre 2007

L'heure des mamans

A 200 mètres de l'école, une femme sort d'une maison. Je freine parce que soudain elle descend sur le trottoir. Elle titube franchement. Elle remonte sur le trottoir, je roule doucement derrière elle, méfiante, je fais un écart puis je la dépasse.

Plus loin, je la retrouve devant le portail de l'école. Elle a de longs cheveux blonds, un sourire (j'ai envie de dire hébété), nous nous saluons vaguement comme tous les parents qui se retrouvent en avance devant l'école. Elle a le teint rouge. Elle attend que la grille s'ouvre pour aller chercher son enfant. 

Contrôle technique

Je présente ma voiture au contrôle technique. Dans la salle d'attente, certaines revues datent de 2005, ce sont les mêmes qu'il y a deux ans. Je ne me souviens plus si je les ai lues. Je les feuillette, beaucoup de pages sont déchirées, mais soudain, au détour d'un article, je reconnais une photo et oui, je me souviens, j'ai lu cet article.

Le type qui fait le contrôle de ma voiture ouvre la porte de la salle d'attente.

"Euh, excusez-moi, ça ne sent pas trop mauvais, là ?

- Ben, non... pourquoi ?

- Non, parce que, à 14 heures, la cliente sentait mauvais et depuis j'ai aéré mais...

- Non, non, ne vous inquiétez pas, ça ne sent pas mauvais !"

Il referme la porte, je ris encore. Mais j'ai oublié de lui demander : elle était assise où exactement, la cliente ?

25 octobre 2007

Dans le TGV

La plupart des voyageurs sont déjà assis à leur place. Un jeune homme en costume sombre arrive, un peu essoufflé, son billet à la main et une sacoche en cuir dans l'autre. Il vérifie le numéro de sa place, dérange une personne qui était assise côté couloir, s'excuse, s'assied, sa sacoche sur les genoux. Le train démarre. Aussitôt le jeune cadre déplie la tablette devant lui et pose dessus la sacoche. Il en sort un ordinateur portable, branche la souris. Son téléphone portable sonne, il répond, parle quelques secondes et souhaite un bon week-end à son interlocuteur. Il allume l'ordinateur portable, sort un petit cahier à spirales, l'ouvre à la dernière page annotée, le met debout à gauche de l'ordinateur. La page d'accueil de Windows s'affiche. Puis un biiip retentit et le jeune homme émet un sifflement d'agacement. Il éteint l'ordinateur, le referme, débranche la souris, remet le tout dans la sacoche, avec le cahier par dessus. Il coince la sacoche par terre devant ses pieds et, le menton posé sur sa paume, il se met à regarder par la fenêtre.

21 octobre 2007

Dimanche matin

Il est 10 heures, un grand soleil nous chauffe mais ce n'est pas assez. Nous sommes une petite vingtaine à taper du pied sur le sentier en terre battue où le minibus nous a laissés. Le Président a encore les cheveux mouillés, il se dépêche de finir son petit discours. Nous avançons un peu et nous retrouvons au bord du fleuve, sur une petite plage de sable rose. Des chiens surgissent soudain et courent autour de nous, sans aboyer, le nez au vent. Bientôt deux chasseurs arrivent, le fusil à l'épaule. Ils nous saluent et poursuivent leur route. Nous nous serrons autour de la conteuse qui chante et raconte la 13ème tâche d'Ulysse : détourner les eaux de la belle Liger pour aller arroser les terres de l'ouest. Puis, au pied du totem qui indique les hauteurs des crues historiques du fleuve, nous levons le nez vers les traits qui indiquent 1846, 1856, 1866. Oh la la, les pauvres, trois fois de suite, pensons-nous. Ca peut arriver demain, après-demain, l'année prochaine, s'efforce de nous faire comprendre la conférencière. On regarde sa montre en cachette en pensant au rôti du dimanche.

18 octobre 2007

Réunion de chantier

Une fois par mois, des visiteurs en costume et chaussures de sécurité propres envahissent le chantier. Ils portent un casque marqué "visiteur", ils marchent doucement entre les gravats et disent bonjour très poliment aux ouvriers. Ils prennent des photos. Puis ils s'enferment longuement dans le bungalow, déplient des plans, parlent pendant des heures. Après la réunion, le conducteur de travaux revient vers nous, il est un peu nerveux, il nous pose des questions sur l'avancement des travaux et nous demande d'accélérer.

14 octobre 2007

Dans le métro

Une jeune femme passe dans la rangée centrale. Elle dépose à côté des voyageurs assis, ou dans leur main, un petit pin's enveloppé dans un sachet en plastique, ainsi qu'un mot. On lit qu'elle est sourde et muette et que l'achat du pin's financerait une association caritative. On donne ce qu'on veut. Après avoir fait tout le wagon, elle repasse dans l'autre sens, récupérer son pin's ou une piécette. En face de moi, un homme plutôt jeune. Il ne lui donne rien. Il a escamoté le pin's. Elle semble un peu étonnée, puis elle continue son chemin. Il a le poing fermé. Nos regards se croisent. Plus tard, arrivé à sa station, il tient d'une main la barre en inox, de l'autre la poignée de la porte. Je ne sais pas où est passé le pin's.

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